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243. Le travail admirable du sellier.

Publié le 03 février 2026 dans Les beaux objets et belles collections du Patrimoine

Une sacoche qui fera plus que son temps.

    Pour être un bon sellier, il faut du bon cuir. Le cuir, cette matière noble  certes tirée de l'animal, soit sa peau que l'on traite, que l'on tanne, que l'on affine, reste néanmoins un produit exceptionnel et d'une grande solidité. Il suffit de se souvenir, par exemple, de son ceinturon d'armée, pour s'en convaincre. Avec lui vous auriez tiré des cents kilos. Et il était beau, le ceinturon, une fois que vous l'aviez porté des semaines durant, que vous l'aviez frotté, usé, et même parfois blessé. 

    Les sacoches de cuir étaient l'apanage des postiers ou des facteurs. Elles duraient une vie. Les sacoches des sanitaires étaient plus rigides encore. Inusables. Et tout cela sortait des mains du sellier qui travaillait le cuir le plus dur en s'y usant les mains. Tous ces selliers, qui fabriquaient aussi des harnachements pour les chevaux, des colliers, des sangles, on leur doit de la reconnaissance. Bien qu'aujourd'hui, dans la plupart des cas, le cuir ait été remplacé par du synthétique, certes souvent plus résistant encore que le produit qu'il avait remplacé,  mais sans aucune de ces qualités esthétiques offerte par la matière animale.  


(PDF)  Le travail admirable du sellier