Il était si beau. Il fumait. Il naviguait. Parfois il affronta les glaces pour faire croire à la Société de Navigation sur le lac de Joux qu'il était perdu. Mais non, malgré les difficultés, malgré les pertes financières, il tint bon de 1889 à 1912, bientôt remplacé par un autre bateau, lui aussi à vapeur, Le Matin. Celui-ci ne fit que deux saisons.
Le Caprice, quel joli nom. Quel nom poétique. On le trouva tellement à notre goût que quand il fallut bien plus tard recréer une compagnie de navigation, on le nomma Caprice II. C'est tout dire.
Le Caprice, c'est un mythe. On aurait peine à croire à son existence si les photos ne sont pas nombreuses. Dès bien évidemment l'apparition de la carte postale qui allait faire voyager par image notre si joli Caprice un peu partout par le monde. Sa renommée était faite. Il avait acquis ses lettres de noblesse. Et pourtant, un beau jour, il disparut sans qu'on ne sache ni où ni comment. Un mystère de plus pour notre riche histoire combière.
↓ (PDF) Etudes 65 - Un si beau Caprice

